Sunday, January 15, 2012

Théorie pour la traduction!

Je ne suis pas vraiment "a theory person", mais cette théorie sur la traduction est vraiment utile et importante pour les traducteurs. Un texte à lire! Ne soyez pas fainéants et lisez le jusqu'au bout!

La Théorie Du Sens!



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Le diplomate sort d’une délicate séance de négociation, quelque part dans un pays en proie à la guerre : les Balkans, peut-être.
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Le journaliste de la radio est là, micro braqué, toutes questions dehors : « Pouvez-vous nous dire comment se sont passées, comment ont marché les négociations ? » – « Oh, quite well, in fact, despite a few bombs along the road. » (Le diplomate est anglophone, bien sûr.) Comme notre homme est tout seul, il traduit la réponse pour sa chaîne, en « voice over », comme on dit en français : « Tout s’est bien passé, malgré quelques bombes le long de la route… »
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Quelques bombes ? Quelques BOMBES ? Nous n’en croyons pas nos oreilles ; le journaliste non plus, d’ailleurs. Mais, puisque le négociateur le dit… Seulement, c’est incompréhensible : la négociation ne s’est pas déroulée sur la route, personne n’est sorti de la salle, on n’a pas entendu d’explosions, personne n’a rien annoncé de ce genre… d’où sortent ces bombes ? ? ?
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Si ce journaliste avait été interprète ou traducteur – donc intelligent… – il ne serait pas tombé dans le panneau, parce qu’il aurait réfléchi.
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Si le diplomate a dit « bombs », c’est probablement que la négociation a été difficile, délicate : « malgré quelques cahots, quelques à-coups, quelques problèmes » aurait fonctionné, aurait rendu compte du sens de cette phrase. Cela aurait été une parfaite équivalence.
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Mais, au fait, le diplomate a-t-il vraiment dit « bombs » ? Eh bien, non… pas tout à fait. Prononciation défectueuse. Ce n’était pas un anglophone natif. Le diplomate a dit « a few BUMPS along the road » : les voilà, nos à-coups, nos cahots, nos problèmes. La route n’a pas été facile – elle l’est bien rarement dans les négociations entre factions armées en guerre…
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Vous me direz que c’est élémentaire, que c’est de l’ambiguïté, que c’est de l’intelligence. Eh oui, bien sûr, mais c’est surtout l’essence même du travail de l’interprète : comprendre ce que l’auteur veut dire (et qui n’est pas toujours ce qu’il dit) pour pouvoir le transmettre.
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En fait, ce n’est pas un hasard si la Théorie du sens a été définie, établie par des interprètes de conférence : Danica Seleskovitch et Marianne Lederer, toutes deux professeures, mais surtout et avant tout interprètes de grande valeur au palmarès impressionnant.
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C’est qu’elles ont pris conscience, très tôt, de la nécessité de prendre en compte un vouloir-dire, une intention, sans se laisser entraver par les accidents de terrain : difficultés d’écoute, lapsus de l’orateur, et tout ce que l’on peut ranger sous le terme d’ambiguïté.
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Elles savaient, par expérience professionnelle et parce qu’elles avaient réfléchi, que le rôle de l’interprète est d’assurer la compréhension parfaite entre les parties en présence, de traduire « toutes les nuances de leurs pensées et de leurs émotions », comme l’écrit Jean Monnet dans la préface de l’un des ouvrages de Danica Seleskovitch, Langage, langues et mémoire, Étude de la prise de notes en interprétation consécutive (Paris, Minard, 1975) : l’interprète recrée le discours qu’il vient d’écouter en prenant quelques notes, mais qu’il ne peut avoir mémorisé sur le plan des mots. Son action, pour être efficace, ne peut pas s’exercer sur le plan des mots, sur le plan de la langue, mais sur le plan du sens ; et il doit fournir un message équivalent, pour obtenir le même résultat, produire le même effet.
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C’est un peu comme « the proof of the pudding » :
La preuve de la qualité d’une interprétation est dans son résultat.
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Je n’ai pas l’intention de donner ici la biographie de Danica Seleskovitch et de Marianne Lederer, dont les éléments figurent dans l’ouvrage de Colette Laplace (cf. Références). Je veux simplement rappeler que la Théorie du sens est née de l’interprétation.
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Et pourtant, Danica Seleskovitch a commencé par refuser qu’elle puisse s’appliquer à la traduction écrite… Ce sont les traducteurs qui l’ont convaincue du contraire.
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Car ce qui était d’une vérité criante en interprétation de conférence l’est aussi pour notre quotidien.
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Nous savons bien, aujourd’hui, que même si chaque langue est en fait un code, il ne suffit pas de mettre deux codes en parallèle grâce à l’informatique pour obtenir un résultat valable. Bien sûr, certains progrès ont été accomplis dans l’utilisation des capacités extraordinaires de l’ordinateur, mais les espoirs immenses que l’on plaçait en lui voici quelques décennies ont abouti à un certain nombre d’impasses. D’innombrables exemples, et la survie même de la race des traducteurs, nous en apportent la preuve.
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Quel est donc le principe essentiel, la pierre angulaire de la Théorie interprétative, ou Théorie du sens, que l’on appelle aussi parfois Théorie de l’École de Paris ? La traduction n’est pas un travail sur la langue, sur les mots, c’est un travail sur le message, sur le sens. Le traducteur doit, dans un premier temps, comprendre, et, dans un deuxième temps, dire.
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Que voilà bien des vérités premières ! Qu’y a-t-il donc de si nouveau dans tout cela ? N’est-ce pas ce que nous faisons tous, tous les jours et du matin au soir, pour ne pas dire du soir au matin ?
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Se souvient-on in extenso de ce qu’un interlocuteur nous dit, d’un itinéraire, d’un mode d’emploi, d’une recette ? Pas du tout. Nous suivons la démonstration, nous la comprenons, mais nous abandonnons en route la plupart des mots pour saisir le sens et reconstruire un nouvel énoncé, un énoncé équivalent et exprimé dans un langage naturel, spontané.
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Oui. C’est vrai. Nous sommes exactement comme le M. Jourdain du Bourgeois Gentilhomme, qui faisait de la prose sans le savoir, et qui en fut tout esbaubi.
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Plus exactement, c’est ce que nous devons faire, et c’est surtout ce que fait tout traducteur praticien digne de ce nom, en produisant une traduction qui ne doit pas avoir l’air d’une traduction.
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Pour la Théorie du sens, il s’agit de déverbaliser, après avoir compris, puis de reformuler ou ré-exprimer, et le plus grand mérite de Danica Seleskovitch et de Marianne Lederer est d’avoir démontré à quel point ce processus est non seulement important, mais également naturel.
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C’est un peu comme le phénomène de la marche : comment fait-on pour marcher ? On avance un pied, on fait porter le poids du corps sur la jambe terminée par ce pied, puis on soulève l’autre pied, on l’avance pour le placer devant le premier, on fait porter le poids du corps sur cette seconde jambe, et ainsi de suite. Il suffit de le faire pour en donner une démonstration.
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De même, l’opération traduisante, qu’elle soit orale ou écrite, comporte deux « mouvements » : COMPRENDRE et DIRE.
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Il est bien évident que ces deux phases nécessitent la possession d’un certain savoir : la connaissance de la langue du texte, la compréhension du sujet, la maîtrise de la langue de rédaction.
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Pour les langues, c’est une évidence : on pourrait cependant dire bien des choses à ce sujet, mais je ne m’y attarderai pas aujourd’hui.
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Pour le sujet, une compréhension générale est presque toujours suffisante, ou alors la capacité à approfondir son savoir, pour comprendre le sujet traité. Pas besoin, dans la quasi-totalité des cas, d’être ingénieur pour faire un bon traducteur : on ne nous demande pas de construire l’objet à expliquer, mais simplement de comprendre comment il fonctionne.
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Jusque-là, donc, tout est clair ; mais il faut aussi ce que nous appelons la méthode, le métier : des réflexes bien éduqués, qui vont permettre au traducteur de se prémunir contre les mauvaises surprises, et de se doter des moyens de donner le meilleur résultat. En fait, il s’agit surtout d’adopter à l’égard du texte l’attitude qui permettra de faire face à ces deux exigences successives : COMPRENDRE et DIRE.
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C’est ainsi qu’il faut chercher à qui, et à quel usage, sont destinés aussi bien le texte à traduire que la traduction que l’on en fera, pour être certain de la bonne adéquation entre le résultat et sa destination.
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Il faut aussi savoir que si l’erreur est humaine, le traducteur ne peut en aucun cas se retrancher derrière une erreur du texte d’origine : l’auteur d’origine n’existe plus pour le destinataire final, le traducteur l’a remplacé, effacé ; placé en première ligne, il est de son devoir de résoudre les problèmes, de chercher la vérité, ou, s’il n’y parvient pas, au strict minimum de signaler le problème à celui pour qui il traduit.
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Pour résumer : compétences linguistiques, compréhension du sujet, curiosité, esprit critique, honnêteté intellectuelle, telles sont les qualités que doit posséder le traducteur. Et ce sont elles qui font de notre profession, de nous tous, en fait, quelque chose de tellement merveilleux… Avouez que c’est stimulant !
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Étant absolument, obstinément, une praticienne, je ne me lancerai pas dans une démonstration fondée sur les grands mots, sèmes, nèmes ou mèmes : je vous ai apporté quelques exemples issus de ma pratique quotidienne, qui montrent que la Théorie du sens s’applique aussi bien à la traduction écrite qu’à la traduction orale qu’est l’interprétation, et avec autant de justesse à la traduction technique qu’à la traduction littéraire.
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Commençons par le côté technique.
33 Example
Extrait d’un rapport intitulé « Conceptual Study of Refuelling Facilities », qui étudie le projet de construction d’un dépôt de carburant d’aviation dans un aéroport d’un pays d’Afrique, à l’occasion de l’agrandissement de cet aéroport.
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Le rapport, établi par une société britannique, a passé en revue la construction et l’alimentation du dépôt, la sécurité et la protection contre l’incendie, etc. Nous en arrivons au paragraphe
Mobile refuelling equipment would normally be parked … The worshop facilities may form part of… As the depot is presently planned to be located landside there will be a requirement for separate security provision. For strategic and economic reasons consideration should be given to placing the depot airside as it would be provided a greater degree of security.
5.7 Other considerations
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Deux termes intéressants : landside et airside. Ils ne sont pas courants, pas répertoriés. Les dictionnaires (c’est souvent le cas) ne sont d’aucune aide. Essayons de les décomposer pour les élucider, en nous appuyant aussi sur le contexte.
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Il y a visiblement opposition entre land et air, mais dans quel sens ? Le premier qui vient à l’esprit est le sens vertical, mais le résultat est un peu étrange : un dépôt de carburant aérien plutôt qu’au sol ? Ce n’est pas très logique, d’autant que toutes les descriptions techniques antérieures parlent de réservoirs enterrés, protégés par une couche de terre, avec des évents, etc.
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Dans le sens horizontal, landside pourrait être l’opposé de seaside, mais l’aéroport est à l’intérieur du continent, pas au bord de la mer. Il n’y a pas non plus de grand lac à proximité, ou de grand fleuve ; d’ailleurs le texte ne comporte pas seaside.
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Logique, viens à mon secours ! Si airside assure une meilleure sécurité quelandside, se pourrait-il que la protection soit le fait d’une clôture ?
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Dans ce cas, airside pourrait désigner le côté « avions », c’est-à-dire l’intérieur du périmètre de l’aéroport, et landside l’extérieur de ce même périmètre ? Essayons :
La construction du dépôt étant actuellement prévue à l’extérieur du périmètre de l’aéroport, il faudra prévoir des mesures de sécurité séparées/complémentaires. Pour des raisons économiques et stratégiques, il faudrait envisager de placer le dépôt à l’intérieur du périmètre, où il bénéficierait d’une meilleure protection.
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Cela marche ! Et ce n’est vraiment pas une traduction sur le plan des mots…
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Autre exemple technique :
Extrait d’un article d’une revue américaine (Popular Science) intitulé « Warnings for drowsy drivers », qui passe en revue, illustration à l’appui, divers dispositifs de sécurité automobile, active et passive, en cours de mise au point. Voici l’une des légendes de la figure :
Gas and temperature sensors monitor the engine compartment for fire after a crash. A fire extinguishing system can be triggered automatically or by the driver.
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La seconde phrase est claire, mais quel est le sens de la première ? S’agit-il simplement, comme me l’ont dit un certain nombre d’étudiants lorsque nous avons travaillé sur ce texte en cours, de surveiller (to monitor) le moteur pour voir s’il prend feu (for fire) en cas de collision ? Ce serait gentil, mais peu utile, donc ridicule.
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Ici, les termes techniques sont assez faciles à découvrir, mais c’est leur utilisation qui pose un problème.
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Quels sont les facteurs capables de déclencher un incendie dans le compartiment moteur d’une voiture ? Les émanations de vapeurs d’essence dues à une fuite, combinées avec une surchauffe. L’important, c’est donc de déceler (d’où la présence de sensors) une hausse de température et les traces de vapeurs d’essence (gas), pour pouvoir éviter l’incendie, en cas d’accident, par le déclenchement automatique ou manuel du système d’extinction.
Proposition : Des capteurs de vapeur d’essence et de hausse de température placés dans le compartiment moteur signalent tout risque d’incendie en cas de collision. Le système d’extinction peut être déclenché automatiquement ou par le conducteur.
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On pourrait bien sûr formuler cela de diverses manières – c’est un jeu auquel tout traducteur est rompu, mais pour l’essentiel cette rédaction fonctionne.
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Troisième exemple : encore un article sur l’automobile… cette fois, c’est la présentation du système ABS, qui évite le blocage des roues en cas de freinage brutal, et que tout conducteur connaît bien.
Whether they admit it or not, most drivers react to a sudden emergency by slamming on the brakes in blind panic, hoping to stop before crashing. Unfortunately, in many cases the result is that the brakes lock – especially on wet roads – causing the car to skid right into whatever is in its way. Skidding tires will not steer.
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Le sens du début du paragraphe est clair : sous l’effet de la panique ou de la surprise, un conducteur a effectivement tendance à appuyer à fond sur la pédale de frein, avec pour résultat un dérapage non contrôlé qui aboutit généralement dans le décor.
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C’est la courte phrase finale qui pose un problème. La traduction de ses termes techniques n’est pourtant pas difficile à trouver dans un dictionnaire. To skid : déraper ; Tires : pneus ; To steer : conduire.
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Seulement, leur utilisation sur le plan des mots débouche sur une formulation qui n’est guère satisfaisante : « Des pneus qui dérapent ne conduiront/conduisent pas. » Même si l’on remplace conduire par diriger, cela ne fonctionne pas de manière satisfaisante.
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En fait, que veut dire l’auteur ? Qu’une voiture dont les pneus glissent sur la route, parce que ses roues sont bloquées par les freins, ne répond plus au conducteur, au volant.
Proposition : Une voiture dont les roues se bloquent devient incontrôlable.
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Ici, nous avons donc abouti à : To skid = bloquer ; Tires = roues ; et To steer = maîtriser, contrôler (répondre au volant).
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Je peux vous assurer que vous ne trouverez jamais ces traductions dans un dictionnaire…
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Encore un petit exemple, que j’ai rencontré tout récemment et qui relève du domaine juridique.
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C’est à la suite de l’examen effectué par une société d’audit qu’un responsable écrit une lettre générale exprimant un certain nombre de réserves, et entre autres celle-ci :
Importantly, our work was frustrated by developments in the Group and our ability to get sufficient timely assistance from management or their advisors and reliable information.
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Tout l’intérêt de cet exemple est dans la contradiction visible entre la gêne subie par les auteurs, dont témoigne frustrated, et le terme ability qui vient ensuite. Ont-ils, oui ou non, été gênés dans leur travail ? Ont-ils, oui ou non, obtenu de la Direction et des conseils de celle-ci les informations dont ils avaient besoin ?
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Nous avons tous eu l’occasion de rencontrer des textes où l’auteur avait mal choisi ses termes, avait laissé passer une négation de trop, s’était trompé dans sa syntaxe, et finissait par dire le contraire de ce qu’il souhaitait. C’est probablement le cas ici : l’auteur de cette lettre rend compte d’une situation délicate, mais il choisit mal son terme. Il faudra donc introduire, à la place de la traduction de ability (possibilité, capacité), la notion d’une difficulté, d’une incapacité.
Proposition : Il faut noter que notre travail a été entravé par les développements survenus au sein du Groupe et notre difficulté à obtenir de la Direction ou de ses conseillers une assistance suffisante et opportune et des informations dignes de confiance.
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Dans tous ces cas, il a fallu que le traducteur fasse appel à sa jugeotte, à sa logique, qu’il prenne le temps de comprendre avant de se lancer dans une formulation nouvelle.
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Il a fallu qu’il passe par le sens. Il a fallu qu’il déverbalise pour ré-exprimer, qu’il trouve une équivalence.
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Pourtant, la traduction technique est souvent considérée comme tellement facile ! tellement simple ! Il suffit d’un bon dictionnaire ! Il suffit de trouver les termes appropriés !…
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Parlez-moi de la traduction littéraire : voilà qui est difficile, délicat, et tout et tout…
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Oui, c’est vrai : en traduction littéraire, il faut respecter, plus encore qu’en traduction technique, les choix de l’auteur du texte, et cela vient ajouter une difficulté à toutes les autres.
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Mais ce n’est pas pour autant que l’on est libéré de la recherche du sens, du message, et des intentions de l’auteur. Diable non !
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Voici un exemple tiré de l’un des romans de Patrick O’Brian, auteur d’une vaste saga historique et maritime dont j’ai déjà traduit 13 tomes depuis 1996 – il m’en reste 3.
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Les deux personnages principaux sont le capitaine Jack Aubrey, officier de la Royal Navy, la marine à voiles du début du xixe siècle, l’époque de Nelson, et son ami le chirurgien du bord, Stephen Maturin, médecin, naturaliste, agent secret. Le premier a navigué dès son plus jeune âge et sa culture est un peu incertaine – sauf en musique et en mathématiques ; le second est profondément, diaboliquement cultivé.
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Dans le volume intitulé The Fortune of War, au chapitre 7, Jack Aubrey parle à Stephen d’un de ses amis d’enfance dont la vie est attristée par une épouse maladive :
… I wondered that he could bear it ; but he did, just like one of your old Stoics ; or a patient on the Monument, as they say.
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Panique à bord… le Monument, c’est cette colonne qui, à Londres, commémore la grande peste et le grand incendie, et qui donne même aujourd’hui son nom à une station de métro. Que vient-il faire ici ? Aurait-on l’habitude d’installer des patients, des malades, en haut de cette colonne ? Et pourquoi faire ?
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L’avantage, lorsqu’on traduit un auteur vivant, c’est qu’on peut l’interroger en cas de doute : Patrick O’Brian était encore de ce monde lorsque j’ai traduit cet ouvrage, et il m’a gentiment répondu qu’il s’agissait d’une plaisanterie au 2e ou même au 3e degré… La citation d’origine est tirée d’une pièce de Shakespeare, Twelfth Night (Act 2, Scene IV). Il s’agit d’une jeune fille qui se meurt d’amour sans en rien dire :
And with a green and yellow melancholy
She sat like Patience on a monument,
Smiling at grief.
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J’ai trouvé la traduction de ce passage, dans mon édition de Shakespeare (La Pléiade), à la scène IV, acte 2, de La Nuit des Rois :
Dévorée d’une blême et jaune mélancolie, elle était assise comme la Résignation sur une tombe, souriant à son chagrin.
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Très bien. Mais Jack Aubrey ne cite pas le texte ! Il parle de « a patient on the Monument », c’est assez différent. Pourquoi ? Parce que cet homme, combattant remarquable et mathématicien génial, a fréquenté fort peu l’école ; sa culture, il l’a acquise en lisant, et il mélange souvent les références, les proverbes. Il est tout à fait capable de dire « Il faut verrouiller la porte de l’écurie quand le cheval est parti » ou encore « Je ferai d’un coup deux pierres ». Le lecteur en sourit, au fil des pages, avec un peu de tendresse, de sympathie. Et là, Jack Aubrey s’est encore mélangé les pieds.
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Son interlocuteur est son ami le médecin, alors il dit « a patient ». Et il connaît bien le Monument, à Londres ; et s’il sait bien que dans La Nuit des Rois cette malheureuse est le symbole de la souffrance muette, il oublie qu’elle se comporte en statue de monument funéraire.
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Si j’avais écrit, sur le plan des mots, « il le supportait, comme… un patient sur le Monument », personne n’aurait rien compris : qui, parmi les Français lecteurs de romans maritimes et historiques, connaît La Nuit des Rois ? Même parmi les anglophones, ce n’est pas très courant. Et personne n’aurait ri ou souri.
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Ayant bien cherché, j’en suis arrivée à :
… je me suis étonné qu’il puisse le supporter ; mais il se comportait comme un de vos stoïques ; ou comme Prométhée sur son tonneau, comme on dit.
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Pourquoi Prométhée, pourquoi le tonneau ? Parce que c’est aussi incongru qu’un patient en haut d’une colonne londonienne, parce que le lecteur ne peut pas éviter de se dire « Ah, bon, il s’est encore trompé dans ses aphorismes », et de sourire. On aurait certes pu trouver autre chose, et mieux, sans doute, mais je n’ai pas été plus loin – j’espère qu’on me le pardonnera.
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Je pourrais, dans le même ordre d’idée, vous faire part d’autres difficultés semées sous mes pas par cet auteur que j’adore et dont la traduction me donne un plaisir infini. Ce qui me rend désormais la tâche plus difficile, c’est qu’il est mort, début janvier 2000, et que je suis réduite à mes propres forces, ou à celles de mes amis !
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Je conclurai avec un petit exemple frappant des bêtises que l’on peut commettre lorsqu’on se mêle de traduire sans être traducteur.
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Tout récemment, une marque de produits pharmaceutiques a lancé une campagne télévisée pour des patches antitabac. Le spot en question (30 secondes en prime time) montrait une grande cigarette (en fait, une personne enveloppée d’un tube blanc, avec en guise de chapeau une section de la couleur d’un filtre), qui s’approche d’une dame vêtue comme vous et moi. Cette dame sort de son cabas un gros poulet plumé, sans tête, prêt à cuire, le prend par le cou et cogne avec vigueur sur la cigarette.
Commentaire oral : « Ce n’est pas avec une dinde froide que vous en viendrez à bout ».
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J’ai soumis cet exemple à diverses personnes, francophones, anglophones, toujours avec le même résultat : la compréhension, quand elle vient, est très, très tardive.
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Bien sûr, vous savez, vous, que « cold turkey » désigne un sevrage brutal mais combien de téléspectateurs français le savent ? Ceux qui ont eu affaire aux drogues, à la désintoxication, oui, et quelques autres qui lisent en anglais, mais à part cela ?
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C’est ce que l’on pourrait appeler une campagne ratée, de l’argent jeté par les fenêtres. Je dois dire que le spot n’a pas été diffusé très longtemps.
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Ah, si Nicorette avait fait travailler un traducteur, un vrai, le résultat aurait sans doute été plus efficace… différent, en tout cas, surtout s’il s’était agi d’un traducteur connaissant la Théorie interprétative et qui aurait su dépasser le niveau des mots pour parvenir au niveau du message : car il aurait su expliquer à son client que la dinde froide ne passait pas du tout et qu’il fallait trouver autre chose !

Saturday, January 7, 2012

You have to improve your English!

Your English isn't that great? Then, using these tips is vital for you!
Today, we're in a world where there is no place for incompetence. You need to have halfway decent writing skills to succeed at your job. But if you don’t have time to work on those skills, mastering a few basic rules can still make a big difference.

#1: Echoes

Bad practice: Repeated words or phrases set up an echo in the reader’s head or a “Didn’t I just read that?” glitch that can be distracting.
Example:
  • Several “but”s or “however”s or “for example”s in one paragraph (or in nearly every paragraph); a series of paragraphs that begin with “Next”
  • A favorite crutch word or phrase used throughout an article (”ensure that,” “as such”, “that said”)
Best practice: Vary the language to avoid annoying or distracting readers with repeated words. Even better, get rid of some of the repeated verbiage, which usually turns out to be overkill anyway.

#2: Nonparallel list items

Bad practice: We often use an inconsistent structure for lists or headings.
Example:
We will cover these topics:
  • Backing up the registry
  • The Registry Editor is your friend
  • Using REG files
  • Use a GUI tool
  • Searching the registry
  • Take advantage of Favorites
  • Clean the registry
Best practice: Reword where necessary to make the items parallel.

#3: Agreement problems

Bad practice: Sometimes we lose track of what the subject is, and our verb doesn’t match.
Examples:
  • Neither of the editors are very smart.
  • The dog, as well as the goat and chicken, are easy to parallel park.
  • One-third of the company are color blind.
Best practice: Scrutinize the subject to determine whether it’s singular or plural. It’s not always obvious.

#4: Referring to companies, organizations, etc., as “they”

Bad practice: A company — or any collective group that’s being referred to as a single entity — is often treated as plural, but it shouldn’t be.
Examples:
  • I wish Wal-Mart would get their pot hole fixed.
  • Microsoft said they’ll look at the problem.
Best practice: Unless there’s some compelling exception, use “it.”

#5: Hyphenating “ly” adverbs

Bad practice: “ly” adverbs never take a hyphen, but they pop up a lot.
Examples:
  • We like to avoid commonly-used expressions.
  • Click here for a list or recently-added downloads.
Best practice: Don’t hyphenate ly adverbs. The “ly” says “I modify the word that comes next,” so there’s no need to tie them together with a hyphen.

#6: Using “which” instead of “that”

Bad practice: We sometimes use “which” to set off an essential clause (instead of “that”).
Examples:
  • The meeting which was scheduled for 1:00 has been cancelled.
  • The option which controls this feature is disabled.
Best practice: The commonly-accepted (haha) convention in American English is to set off a nonessential clause with the word “which” and a comma. One good test is whether the information is extra — not essential to the meaning of the sentence. If the clause is essential, use “that.”

#7: Wordy constructions; deadwood phrases

Nothing is worse for a reader than having to slog through a sea of unnecessary verbiage. Here are a few culprits to watch for in your own writing.
Has the ability tocan
At this point in timenow
Due to the fact thatbecause
In order toto
In the event thatif
Prior to the start ofbefore

#8: Using “that” instead of “who”

Bad practice: Some writers use “that” to refer to people.
Examples:
  • The bartender that took my money disappeared.
  • The end user that called this morning said he found my money.
  • The folks that attended the training said it was a waste of time.
Best practice: When you’re referring to people, use “who.”

#9: Inconsistent use of the final serial comma

Bad practice: One convention says to use a comma to set off the final item in a series of three or more items; another (equally popular) convention says to leave it out. But some writers bounce between the two rules.
Examples:
  • Word, Excel, and Outlook are all installed. (OR: Word, Excel and Outlook are all installed.)
  • Open the dialog box, click on the Options tab, and select the Enable option. (OR: Open the dialog box, click on the Options tab and select the Enable option.)
Best practice: Decide on one convention and stick to it. Those who read what you’ve written will have an easier time following your sentence structure if you’re consistent.

#10: Using a comma to join two dependent clauses

Bad practice: Commas are a great source of controversy and often the victim of misguided personal discretion. But there is this rule: Two dependent clauses don’t need one.
Examples:
  • I hid the ice cream, and then told my sister where to find it.
  • The user said he saved the file, but somehow deleted it.
Best practice: If the second clause can’t walk away and be its own sentence, don’t set it off with a comma.

Improve your English and your writting skills. After all, no one wants to look stupid!








Friday, January 6, 2012

Important Info.

I have recently added new english grammer lessons. They are very important for those who want their english to be mistakes-free. You should check them out. Use the "labels" section /the right of the page/ to choose the lesson you want. If you have any question you can post it as a comment and i will give you the answer...Enjoy the blog!

Monday, January 2, 2012

English must-know Grammer! Lesson No.5

Ending a Sentence With a Preposition           

 

One of the most frequent questions  is whether it’s acceptable to end a sentence with a preposition.
I know many of you were taught that you shouldn’t end a sentence with a preposition, but it’s a myth. In fact, I consider it one of the top ten grammar myths because many people believe it’s true, but because nearly all grammarians disagree, at least in some cases (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8).


What Is a Preposition?

A preposition is a word that creates a relationship between other words. It's been said that prepositions often deal with space and time (1), which always makes me think of Star Trek. For example, the prepositions “above,” “by,” and “over” all say something about a position in space; the prepositions “before,” “after,” and “since” all say something about time.



When Can a Sentence End with a Preposition?

Here's an example of a sentence that can end with a preposition: What did you step on? A key point is that the sentence doesn't work if you leave off the preposition. You can't say, “What did you step?” You need to say, “What did you step on?” to make a grammatical sentence.

I can hear some of you gnashing your teeth right now, while you think, “What about saying, 'On what did you step?'” But really, have you ever heard anyone talk that way? I've read long, contorted arguments from noted grammarians about why it's OK to end sentences with prepositions when the preposition isn't extraneous (1), but the driving point still seems to be, “Nobody in their right mind talks this way.” Yes, you could say, “On what did you step?” but not even grammarians think you should. It sounds pedantic.


When Can't You End a Sentence with a Preposition?

But, you can't always end sentences with prepositions. When you could leave off the preposition and it wouldn't change the meaning, you should leave it off. Here is a cell phone commercial that gets on my nerves.

[Where you at?]

For the purposes of today’s discussion, let’s ignore the fact that they left out the verb “are” because I’ve definitely heard people ask, “Where are you at?”

The problem is that “Where are you at?” doesn't need the preposition at the end. If you say “Where are you?” it means the same thing. So the "at" is unnecessary. You should leave it off.



Unnecessary Prepositions

The problem with unnecessary prepositions doesn't happen just at the end of sentences. People often throw extraneous prepositions into the middle of sentences, and they shouldn't (2). Instead of saying “Squiggly jumped off of the dock,” it's better to say “Squiggly jumped off the dock.” You see? You don't need to say “off of the dock”; “off the dock” says the same thing without the preposition.

Another example is “outside of” when “outside” by itself would do just fine. You should say, “He's outside the door,” not, “He's outside of the door.”

Sentences Can End with Prepositions from Phrasal Verbs

So far, my examples of prepositions at the end of sentences have all been questions. Lest you think they’re a special case, we’ll look at some sentences that aren’t questions.

English has a type of verb called a phrasal verb. These are verbs made up of multiple words, and one is always a preposition. “Cheer up,” “run over,” “log on,” and “leave off” are all examples of phrasal verbs, and often sentences that use phrasal verbs end with a preposition:

  • I wish he would cheer up.
  • You should leave it off.

Those are perfectly acceptable sentences.


Other Sentences Can End with Prepositions Too

It’s also OK to end a sentence with a preposition sometimes even when you aren’t using a phrasal verb. For example, although you could rewrite the following sentences to avoid ending them with a preposition, you don’t need to.

  • She displayed the good humor she’s known for. (Could be rewritten as “She displayed the good humor for which she’s known.”)
  • I want to know where he came from. (Could be rewritten as “I want to know from where he came.”)

 

I said you don’t need to rewrite those sentences, but because of the prevalent myth that it’s wrong to end sentences with prepositions, there are times when you should avoid doing it even though it isn’t wrong. For example, when you’re writing a cover letter to a potential employer, don’t end a sentence with a preposition. The person reading the letter could see it as an error. I always recommend following the most conservative grammar rules in job applications. I’d rather be hired than lose out on an opportunity because my grammar was correct--but perceived as wrong.

But once you're hired and you’re in a position to have a discussion about grammar, don’t be afraid to end sentences with prepositions as long as the preposition isn’t unnecessary. Just be ready to show your boss a good style guide or this Web page and do your part to dispel one of the top ten grammar myths.

English must-know Grammer! Lesson No.4

   Affect Or Effect  



       

What Is the Difference Between Affect and Effect?

Before we get to the memory trick though, I want to explain the difference between the two words.

It's actually pretty straightforward. The majority of the time you use affect with an a as a verb and effect with an e as a noun.

When Should You Use Affect?

Affect with an a means "to influence," as in, "The arrows affected Ardvark," or "The rain affected Amy's hairdo." Affect can also mean, roughly, "to act in a way that you don't feel," as in, "She affected an air of superiority."

When Should You Use Effect?

Effect with an e has a lot of subtle meanings as a noun, but to me the meaning "a result" seems to be at the core of all the definitions. For example, you can say, "The effect was eye-popping," or "The sound effects were amazing," or "The rain had no effect on Amy's hairdo."

Common Uses of Affect and Effect

Most of the time affect with an a is a verb and effect with an e is a noun.

So most of the time affect with an a is a verb and effect with an e is a noun. There are rare instances where the roles are switched, and I'll get to those later, but for now let's focus on the common meanings. This is "Quick and Dirty" grammar, and my impression from your questions is that most people have trouble remembering the basic rules of when to use these words, so if you stick with those, you'll be right 95% of the time.

So, most of the time, affect with an a is a verb and effect with an e is a noun; and now we can get to the mnemonics. First, the mnemonic involves a very easy noun to help you remember: aardvark. Yes, if you can remember aardvark -- a very easy noun -- you'll always remember that affect with an a is a verb and effect with an e is a noun. Why? Because the first letters of "a very easy noun" are the same first letters as "affect verb effect noun!" That's a very easy noun. Affect (with an a) verb effect (with an e) noun.

"But why Aardvark?" you ask. Because there's also an example to help you remember. It's "The arrows affected Aardvark. The effect was eye-popping." It should be easy to remember that affect with an a goes with the a-words, arrow and aardvark, and that effect with an e goes with the e-word, eye-popping. If you can visualize the sentences, "The arrows affected the aardvark. The effect was eye-popping," it's pretty easy to see that affect with an a is a verb and effect with an e is a noun.

It's Aardvark being affected by arrows, and I think looking at it will help you remember the example sentences; and it's cute. You can print it out and hang it by your desk.

So a very easy noun will help you remember that affect with an a is a verb and effect with an e is a noun, and the example will help you see how to use both words in a sentence.

Rare Uses of Affect and Effect

So what about those rare meanings that don't follow the rules I just gave you? Well, affect can be used as a noun when you're talking about psychology--it means the mood that someone appears to have. For example, "She displayed a happy affect." Psychologists find it useful because they know that you can never really understand what someone else is feeling. You can only know how they appear to be feeling.

And, effect can be used as a verb that essentially means "to bring about," or "to accomplish." For example, you could say, "Aardvark hoped to effect change within the burrow."

English must-know Grammer! Lesson No.3



       Who Versus Whom     


      First, to know whether to use who or whom, we need to talk about the difference between subjects and objects because you use who when you are referring to the subject of a clause and whom when you are referring to the object of a clause.

I know: subject and object sound pretty abstract, but it's easy. If we think about people, the subject of the sentence is the person doing something, and the object of the sentence is having something done to them. If I step on Squiggly, then I am the subject and Squiggly is the object.

Still having a hard time remembering? Here's my favorite mnemonic: If I say, "I love you," you are the object of my affection, and you is also the object of the sentence (because I am loving you, making me the subject and you the object). How's that? I love you. You are the object of my affection and my sentence. It's like a Valentine's Day card and grammar mnemonic all rolled into one.

I love you. You are the object of my affection and my sentence. It's like a Valentine's Day card and grammar mnemonic all rolled into one.

Just Whom

OK. So you all asked about who versus whom, but what I think you really want to know is just when to use whom, because most people don't go around throwing unneeded whoms into their sentences. So remember, you use whom when you are referring to the object of a sentence. Use who when you are referring to the subject of a sentence.

For example, it is "Whom did you step on?" if you are trying to figure out that I had squished Squiggly. Similarly, it would be "Whom do I love?" because you are asking about the object -- the target of my love. I know, it's shocking, but the Rolling Stones were being grammatically incorrect when they belted out the song "Who Do You Love?" which I think was originally written by Bo Diddley.

Just Who

So when is it OK to use who? If you were asking about the subject of these sentences, then you would use who. For example, "Who loves you?" and "Who stepped on Squiggly?" In both these cases the one you are asking about is the subject -- the one taking action, not the one being acted upon.

A Quick and Dirty Tip

Still too hard to remember? OK, here's the quick and dirty tip. Like whom, the pronoun him ends with m. When you're trying to decide whether to use who or whom, ask yourself if the answer to the question would be he or him. That's the trick: if you can answer the question being asked with him, then use whom, and it's easy to remember because they both end with m. For example, if you're trying to ask, "Who (or whom) do you love?" The answer would be "I love him." Him ends with an m, so you know to use whom. But if you are trying to ask, "Who (or whom) stepped on Squiggly?" the answer would be "He stepped on Squiggly." There's no m, so you know to use who. So that's the quick and dirty trick: if you can't remember that you use whom when you are referring to the object of the sentence, just remember that him equals whom.


        

نوادر و حكايا من العقد الفريد

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حمار الطاحونة

من حمقى قريش معاوية بن مروان. فبينما هو واقف ينتظر أخاه عبد الملك ،سمع صوت رحًى تدور فاتجه نحو الصوت، حتى دخل طاحونة، عند صاحبها حمار و في عنق الحمار جلجل فالتفت اليه و قال: لم جعلت في عنق الحمار جلجلا؟ فقال ربما ادركتني سأمة أو نعسة، فاذا لم أسمع صوت الجلجل علمت أنه وقف، فصحت به، و لكل حيلة مقابلها، فقال معاوية: أرايت إن قام و حرّك رأسه، فمن معلمك أنه واقف؟
فقال صاحب الطاحونة: إنما الذكي أنا، و من لحماري بمثل ذكاء الأمير؟
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كان لأبي الأسود الدؤلي جارا متطفلا لايأتيه إلا وقت الطعام

فيأكل ما بين يديه ولا يترك له شيئا , وكان من طبيعة هذا المتطفل

أن يشد أبا الأسود لكلامه وهو ينشغل بالأكل ففطن أبو الأسود إلى نيته

فأتاه مرة وهو يتغدى في السوق , فجلس المتطفل بجانبه وسلم عليه

فرد أبو الأسود السلام ,

ثم قال له : إني مررتُ بأهلك

قال أبو الأسود : كذلك كان طريقك

قال : وامرأتك حبلى

قال أبو الأسود : كذلك كان عهدي بها

قال : فقد ولدت

قال أبو الأسود : كان لابد لها أن تلد

قال : ولدت غلامين

قال أبو الأسود : كذلك كانت أمها

قال : مات أحدهما

قال أبو الأسود : ما كانت تقوى على إرضاع الاثنين

قال : ثم مات الآخر

قال أبو الأسود : ما كان ليقوى على البقاء بعد موت أخيه

قال : وماتت الأم

قال أبو الأسود : ماتت حزنا على ولديها

قال : ما أطيب طعامك !

قال أبو الأسود : لذلك أكلته وحدي و والله لاذقته يا متطفل




يُحكى أن نُصيب لما أصاب من المال ما أصاب وكان عنده أم مِحجن

وكانت سوداء ، اشتاق إلى البياض فتزوج امرأة سِرية بيضاء

فغضبت أم مِحجن وغارت عليه ، فقال لها : والله يا أم مِحجن ما مثلي يُغار

عليه إني شيخٌ كبير وما مثلك يغار وإنكِ لعجوزٌ كبيرة وما أحدٍ أكرمَ عليَّ

منكِ ولا أوجبَ حقاً فلا تهتمي لهذا الأمر ولا تكدريه عليَّ فرضيت وقرت ثم قال

لها بعد ذلك : هل لكِ أن أجمع إليكِ زوجتي الجديدة فهو أصلح لذات البين

وألمُ للشعث وأبعدُ للشماتة ؟ فقالت : نعم افعل واعطاها ديناراً وقال لها :

إني أكره أن ترى بكِ خصاصة وأن تَفَضَّل عليكِ فاعملي لها إذا اصبحت عندكِ

غداءاً بهذا الدينار ثم أتى زوجته الجديدة فقال لها : إني أردتُ أن أجمعك إلى

أم مِحجن غداَ ، وهي مُكرمتك ، وأكره أن تفضل عليك أم مِحجن ، فخذي

هذا الدينار ، فأهدي لها به إذا أصبحتِ عندها غداَ ، لئلا ترى بكِ خصاصة

ولاتذكري لها الدينار ثم أتى صاحباً له يستنصحه ، فقال: إني أريد أن أجمع

زوجتي الجديدة إلى أم مِحجن غداَ ، فاتني مُسلِّماَ فإني سأستجلسك للغداء ،

فإذا تغديت فسلني عن أحبهما إليَّ ، فإني سأنفُرُ وأعظم ذلك ، فإن أبيت عليك

ألا أخبرك فاحلف عليَّ ، فلمَّا كان الغد ، زارت زوجته الجديد ، وأهدت لأم مِحجن ،

ومر صديقه فاستجلسه ، فلمَّا تغديا ، أقبل الرجل عليه : يا أبا مِحجن ، أُحبُ أن

تُخبرني عن أحبَّ زوجتيك إليك فقال : سبحان الله أتسألني عن هذا ، وهما

يسمعان ؟ ماسئل عن مثل هذا أحد ، قال : فإني أقسم عليك لتخبرني ،

فوالله لاعذرتك ، ولاأقبل ذلك ، قال : أما إذا فعلت فأحبهما إليَّ صاحبة الدينار

والله لاأزيدك على هذا شيئا ، فأعرضت كلَّ واحدة منهما تضحك ،

ونفسها مسرورة ، وهي تظن أنه عناها بذلك القول












قصة ظريفة ذهبت مثلا بين العرب قديما

يقال ( بين حانة ومانة ضاعت لحانا )

إليكم القصة ...

" تزوج رجل بامرأتين.. إحداهما اسمها "حانة" والثانية اسمها "مانة"..

وحانة كانت صغيرة السن عمرها لا يتجاوز العشرين..

بخلاف مانه التي كان عمرها يزيد عن الخمسين والشيب لعب برأسها..

فكان كلما دخل إلى حجرة حانة تنظر إلى لحيته

وتنزع منها كل شعرة بيضاء

وتقول : يصعب علي عندما أرى الشعر الشائب يلعب بهذه اللحية الجميلة وأنت ما زلت شاباً..

ويذهب عند مانة

فتمسك هي الاخرى لحيته وتنزع منها الشعر الأسود

وتقول: يكدرني أن أرى شعراً أسود بلحيتك وأنت رجل كبير السن جليل القدر..

ودام حال الرجل على هذا المنوال حتى نظر بالمرآة يوماً

فرأى بها - لحيته - نقصاً عظيماً.. فمسكها بعنف وقال :

"بين حانة ومانة ضاعت لحانا"





حذاء الطنبوري ...قصة عربية قديمة الطنبوري هذا كان تاجراً من أهل بغداد، وكان ثرياً وفي الوقت نفسه بخيلا، وكان من بخله أنه كلما انقطع من حذاءه مكان وضع فيه رقعة من جلد أو قماش , حتى أصبح الحذاء عبارة عن مجموعة من الرقع يمسك بعضها بعضاً واشتهر في بغداد كافة وعرف الجميعُ حذاءَ الطنبوري


عابه بعض أصحابه وأصرّوا عليه أن يتخلص من حذائه , فقام برمي الحذاء في مرمى القمامة وعاد إلى بيته , وفي الطريق مر بالسوق فوجد زجاجات رائعة الجمال للبيع , فأعجبته ولكنه ليس في حاجةٍ لها كما أنها غالية الثمن , فتركها وسار في طريقه , فوجد مسكاً رائعاً للبيع فأعجبه وقرر أن يشتريه ولكنه قال : لا يصلح هذا المسك إلا في تلك الزجاجات , فعاد إلى الأول واشترى منه الزجاجات , وعاد إلى الثاني واشترى منه المسك


ذهب إلى البيت ووضع المسك في الزجاجات ووضعها على رف في البيت وخرج لبعض شأنه . كان هناك رجل قد مر بجانب النفايات فرأى حذاء الطنبوري ملقىً في القمامة ولم يتصور أن الطنبوري سوف يرمي حذاءه , فقال : لعل بعض الأشقياء هو الذي فعل هذا وسوف أردها إلى الطنبوري . فأخذ الحذاء وذهب بها إلى بيت الطنبوري , فقرع الباب فلم يرد أحد عليه , فرأى النافذة مفتوحة فقذف بالحذاء من النافذة


بالطبع فهمتم ما الذي حدث …… لقد كسر الزجاجات وانسكب كل المسك على الأرض ولم يبق منه شيء


عاد الطنبوري إلى البيت فرأى كل شيء , ورأى ذلك الحذاء بجانب الزجاجات ,فقال : لعنك الله من حذاء . أخذ حذاءه وذهب بها إلى النهر وألقاها هناك


وكان هناك صياداً قد ألقى شباكه في النهر فعلقت بها حذاء الطنبوري , وعندما وجد الحذاء قال : لابد أن أصنع إليه معروفاً وأعيد إليه حذاءه


وفعلاً ذهب إلى الطنبوري وأعاد إليه الحذاء , فأخذها الطنبوري ووضعها على سطح بيته لتجف من البلل , فمر قط من سطح البيت فرأى الحذاء فظنها قطعة لحم فأخذها بفمه , فنهره الطنبوري , فهرب القط بالحذاء في فمه وأخذ يقفز فوق أسطح المنازل , فسقطت منه الحذاء على امرأة حامل فأسقطت حملها


فأخذ زوجها الحذاء وذهب إلى القاضي شاكياً من فعله الطنبوري بامرأته


بالطبع كان عذر الطنبوري غير مقنع , فحكم عليه القاضي بدية الجنين وعاقبه على فعلته وأذيته لجيرانه , وأعاد إليه الحذاء , فقال : لعنك الله من حذاء


ثم إنه قال : سوف ألقيها هذه المرة في مكان لا يصل إليها أحد . فذهب بها إلى الحش وألقاها في أحد المجاري , وعاد إلى منزله وكله فرح وسرور


مرّ يوم أو يومان فطفحت المجاري بالطريق وآذت الناس . فأتوا بعمال لتنظيف المجرى المسدود , فوجدوا حذاء الطنبوري فرفعوا أمره إلى القاضي , فحبسه وجلده على فعلته , وأعاد إليه الحذاء , فقال : لعنك الله من حذاء


فقال : ليس هناك من حل إلا بحفر حفرةً في الأرض ودفن الحذاء بها . وفعلاً في ساعة من الليل أخذ مسحاته وخرج إلى خارج البيت وأخذ يحفر في مكان بعيد بجانب جدار , فسمع الجيران صوت الحفر فظنوا أنه سارق يريد نقب الجدار , فأبلغوا الشرطة , فجاء الحرس فوجدوا الطنبوري يحفر بجانب الجدار , وعندما سألوه عن السبب , قال : لأدفن الحذاء


وبالطبع عذرٌ غير مقنع , فحبسوه إلى الصبح , ثم رفع أمره إلى القاضي , فلم يقبل من عذره وجلده وحبسه بتهمة محاولة السرقة وأعاد إليه الحذاء، فقال : لعنك الله من حذاء


فاهتدى أخيراً إلى طريقة …… ذهب إلى الحمام العام وترك الحذاء خارج الحمام وعاد إلى بيته وليأخذه من يأخذه


صادف ذلك وجود أحد الأمراء في الحمام , وقد جاء سارق وسرق حذاء الأمير , وعندما خرج الأمير لم يجد الحذاء


من أخذها ؟؟


قالوا : ننتظر وصاحب آخر حذاء هو السارق ونبحث عنه , فلم يبق إلا حذاء الطنبوري


وبالطبع لا حاجة للبحث عن السارق من يكون فقد عرفه كل أهل بغداد بهذا الحذاء


رفع أمره إلى القاضي بتهمة سرقة حذاء الأمير , فغرّمه القاضي قيمة الحذاء وجُلد وأُعيدت إليه حذاؤه , فقال : لعنك الله من حذاء


وأخيراً قال : سوف أخرج إلى خارج بغداد وأدفنها هناك


خرج إلى الصحراء , وأخذ يحفر في الأرض …… فداهمه الحرس وأخذوه إلى السجن ورفعوا أمره إلى القاضي , وجيء به إلى القاضي , فقالوا : قد عثرنا على القاتل


وكانوا قد وجدوا رجلاً مقتولاً في هذا المكان , وعندما حملوه وجدوا تحته آثار حفر , فحفروا فوجدوا كيساً من الذهب , فقالوا : إن القاتل إنما يريد الذهب ولابد أن يعود للبحث عنه، فاختبأوا وأخذوا في مراقبة المكان فجاء الطنبوري يحفر في المكان نفسه


فأقسم لهم الأيمان أنه لم يقتل أحد وأقام الشهود والبينات أنه لم يخرج من بغداد منذ زمن، وأخذ يقيم الحجج على ذلك حتى ثبتت براءته، فأطلق القاضي سراحه ولكن بعد تأديبه على إزعاجه للحرس المكلفين بمراقبة المكان بسببٍ تافهٍ جداً وهو دفن الحذاء


فقال للقاضي : يا سيدي اكتب صكاً بيني وبين هذا الحذاء أني بريءٌ منه فقد أفقرني وفعل بي الأفاعيل، وقص عليه ما تعرض له بسبب الحذاء.